Anodes sacrificielles en alliages aluminium-indium

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Nous sommes équipés et organisés pour produire des anodes sacrificielles en alliages spéciaux  d’ aluminium,  pour la protection cathodique (contre la corrosion galvanique ou électrochimique) d’ouvrages portuaires, d’éoliennes marines, de plates-formes de forage, etc. Nous sommes à même de produire très rapidement des lots importants d’anodes sur mesures, adaptées à vos exigences et vos contraintes.


Nous pouvons fournir ces anodes avec des inserts en acier munis du système de fixation qui correspondra très exactement à vos besoins, même si ceux-ci sont très spécifiques. Nous disposons en effet, à côté de notre fonderie d’aluminium, d’un atelier de construction métallique bien équipé et de personnel très compétent (soudure tous procédés, travail au tour, etc.).


L’aluminium a longtemps été considéré comme inapproprié pour la production d’anodes. En effet, exposé à l’humidité, l’aluminium se protège de l’oxydation (et donc de la corrosion) par la formation d’une couche superficielle d’alumine (Al2O3), qui empêche la progression de la corrosion.


Or, ceci est exactement l’inverse de ce dont on a besoin pour la protection cathodique : pour celle-ci, on a besoin d’un métal qui va se corroder à la place de celui qu’on veut protéger, assurant ainsi la protection de celui-ci. L’anode se « sacrifie » pour protéger ce qui doit l’être.  L’aluminium pur ne se « sacrifie » pas.

Ce n’est que depuis qu’on a découvert que l’addition d’indium (et de zinc, titane, etc.) aux alliages d’ aluminium empêche la formation de cette couche superficielle d’alumine que l’emploi d’anodes sacrificielles en alliages d’ aluminium se répand, au détriment de celui des anodes en zinc. 

Les anodes à base d’ aluminium-indium présentent en effet de nombreux avantages :

Ce sont les seules qui puissent être employées sans aucun risque aussi bien en eau salée qu’en eau douce, et a fortiori dans un mélange des deux.

tableau différences potentiel anodes sacrificiellesPar exemple, un bateau d’eau douce muni d’anodes en magnésium (normalement employées en eau douce) qui s’aventurerait en mer irait au devant de bien des déboires. Dans l’eau salée, le magnésium se corrode extrêmement rapidement, et cesse très vite de protéger ce qui doit l’être. En plus, il y aurait également un risque de « surprotection », qui pourrait détruire la peinture de la coque par formation de bulles d’hydrogène. A l’inverse, sur des anodes en zinc (normalement employées en eau de mer) se forme dans l’eau douce une couche protectrice d’oxyde : vous avez l’impression que vos anodes durent longtemps, alors qu’en fait elles ne protègent plus rien.

Elles assurent une protection cathodique plus intense et plus longue que les anodes en zinc. Plus intense car la différence de potentiel avec l’acier ou le cuivre est plus élevée, et plus longue car la durée de vie des anodes à base d’aluminium est d’au moins 30% plus longue que celle des anodes à base de zinc (et cinq fois celle d’anodes en magnesium).

Les anodes en aluminium-indium sont nettement plus « énergétiques» que celles en zinc : la capacité énergétique de l’aluminium est de 2 500 Ah/Kg contre  820 Ah/Kg pour le zinc. En théorie, un Kg d’alliage aluminium-indium pourra donc fournir un courant d’un A durant 2 500 heures, contre 820 heures pour le zinc. En pratique, on se basera sur ces chiffres diminués d’un facteur de sécurité de 5 à 10%.

Ces anodes sont nettement plus écologiques que celles en zinc, métal considéré comme nuisible pour l’environnement aussi bien que nocif pour la santé, et cela à partir du stade de la métallurgie.

Contactez-nous : nous mettrons nos compétences à votre entière disposition. Nous pourrons par exemple vous aider à déterminer la densité de la protection cathodique dont vous avez besoin, en fonction de l’étendue à protéger, de la composition de l’eau, du courant dans lequel est plongé la structure à protéger, etc.